L'actualité de l'étude FCC |
LETTRE DES TERRITOIRES
AVRIL 2026 |
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Chers lecteurs,
Les prochains mois s’annoncent riches en échanges, avec le grand public comme avec la communauté scientifique.
La mise à jour de la Stratégie européenne pour la physique des particules touchera à sa fin ce printemps, avec sa conclusion à Budapest en mai 2026. La communauté scientifique a cependant déjà fait part de ses pré-orientations favorables au FCC comme prochain grand projet pour la physique des particules.
Le Conseil du CERN ne prendra pas de décision sur une éventuelle construction du FCC avant 2028 au plus tôt. Cette décision s’appuiera en autres sur : les recommandations de la Stratégie européenne, les résultats de l’étude de faisabilité et des consolidations des études à venir. Elle tiendra aussi compte de l’avis des territoires et du public. Le dialogue engagé ces dernières années va ainsi se poursuivre et s’élargir en 2026, avec deux exercices de participation du public : l’un en Suisse et l’autre en France.
Dans cette lettre, nous souhaitons donner la parole aux équipes qui organiseront ces échanges. Elles vous partagent l’esprit dans lequel ceux-ci seront menés et la manière dont chacun pourra y contribuer.
Vous trouverez également une synthèse du dossier qui a permis de lancer ces démarches en France et en Suisse afin d'appréhender les enjeux du projet.
Dans l’attente de l’ouverture de ces nouveaux espaces de dialogue, le CERN observe actuellement une période de réserve, conformément à l’usage avant ce type d’exercice de participation du public. Durant cette phase, l’Organisation travaille avec les équipes du débat public en France et de la concertation en Suisse pour préparer les informations et les outils nécessaires à des échanges ouverts, clairs et constructifs.
En vous remerciant pour votre patience, c’est avec intérêt que nous sommes d’ores et déjà pleinement tournés vers nos futurs échanges avec vous.
Michael Benedikt Chef de l’étude FCC |
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Vœux de Mark Thomson, nouveau directeur général du CERN |
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Le nouveau Directeur Général, Mark Thomson. |
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Le physicien britannique Mark Thomson est le directeur général du Laboratoire depuis le 1er janvier 2026, à la suite de désignation par le Conseil du CERN fin 2024. Il était jusque-là président exécutif du Science and Technology Facilities Council (STFC) au Royaume-Uni et titulaire d'une chaire de physique des particules expérimentale à l'Université de Cambridge. Il a consacré une grande partie de sa carrière au CERN, où il a initialement contribué, dans les années 1990, aux mesures de précision des bosons W et Z, dans le cadre de l'expérience OPAL auprès du Grand collisionneur électron-positon (LEP) du CERN. Travaillant auprès du Grand collisionneur de hadrons (LHC), il a été membre de la collaboration ATLAS.
Sa nouvelle équipe de direction est en place, au service de l’excellence du CERN, qu'il s'agisse de science fondamentale ou de technologies innovantes, et s'attachera à dessiner un avenir prometteur pour le Laboratoire et la physique des particules.
Les expériences auprès du Grand collisionneur de hadrons (LHC) vont continuer d’exploiter les données générées par l’accélérateur afin de publier une multitude de nouveaux résultats. En 2025, l’accélérateur a produit une quantité record de collisions proton-proton et d’ions plomb, tout en réalisant pour la première fois des collisions avec des ions oxygène et néon. Parallèlement, les expériences menées auprès de l’ensemble du complexe d’accélérateurs contribueront à élargir notre compréhension de l’infiniment petit. |
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En 2026, les accélérateurs entameront leur dernière campagne de production de données avant le troisième long arrêt technique (LS3). Une période intensive de travaux débutera cet été pour transformer le LHC en LHC à haute luminosité (HL-LHC), une amélioration majeure de l’accélérateur qui permettra à terme de délivrer environ 10 fois plus de collisions de particules aux expériences, que ce qu’elles ont pu accumuler jusqu’à présent, offrant un important potentiel pour de nouvelles mesures et découvertes. Des sections de l’accélérateur seront entièrement remplacées, sans compter une multitude d’améliorations réalisées sur l’ensemble de l’anneau. Les expériences ATLAS et CMS vont également métamorphoser leur détecteur, en remplaçant une grande partie des sous-détecteurs pour s’adapter à l’augmentation de la luminosité. Les deux autres grandes expériences, ALICE et LHCb, entreprendront des rénovations partielles. Il s’agit d’un enjeu majeur pour le CERN et du plus important chantier au CERN, depuis la construction du LHC.
Ce long arrêt technique sera l’occasion de rénover des pans entiers des installations du CERN. Dans les ateliers, les laboratoires et les infrastructures techniques ou informatiques, les scientifiques poursuivront leurs efforts pour améliorer les technologies existantes et en développer de nouvelles, au service de la science fondamentale et de la société. |
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Le mot de la Commission particulière du débat public (CPDP) en charge du débat public à venir côté français |
La Commission nationale du débat public (CNDP) est l’autorité administrative indépendante chargée, en France, de garantir le droit à l’information et à la participation du public concernant les grands projets ayant un impact sur l’environnement. Le 5 novembre 2025, la CNDP a décidé, suite à une saisine du CERN et de RTE, d’organiser un débat public relatif au projet d’accélérateur de particules du CERN et de son raccordement électrique, et a nommé l’équipe qui en a la charge.
Un débat public se situe en amont de la décision d’un projet, c’est-à-dire à un moment où il n’est pas encore décidé ni finalisé. Nous débattrons donc du « Pourquoi ? », en questionnant ses objectifs, de son opportunité (“ce projet, le fait-on ou pas ?”) et des alternatives au projet présenté. Les questions et avis porteront également sur le « Comment ? », en lien avec ses caractéristiques et les impacts éventuels sur l'environnement, l’économie, la vie locale et l'aménagement du territoire.
La lettre de mission de la CNDP complétée du temps de préparation, notamment par de nombreux entretiens avec des parties prenantes (acteurs économiques, associations, chambres consulaires, collectivités locales, syndicats, universitaires, etc.), permet d’identifier de nombreux thèmes à traiter lors du débat : du plus global (objectifs de la physique des particules, choix scientifiques, avenir du CERN, contexte de changement climatique, etc.) au plus local (aménagement du territoire, retombées socio-économiques, chantier, gestion de l’eau, déchets inertes, etc.). |
Afin de guide l'organisation d'un débat public, la CNDP s'appuie sur 6 principes : |
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elle ne dépend d’aucun ministère, d’aucun porteur de projet, d’aucun·e élu·e. |
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elle ne donne jamais d’avis sur le projet en débat. |
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le débat public doit permettre à chacune et à chacun d’avoir accès à une information complète et pertinente pour permettre une participation effective. |
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tous les arguments ont la même importance et seront pris en compte de la même manière quel que soit le statut des personnes qui les portent. |
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dans un débat public, ce n’est pas le nombre de partisan.e.s ou d’opposant.e.s qui importe, mais les arguments échangés. C’est un éclairage qualitatif et non quantitatif. |
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l’équipe du débat public veille à mettre en place des dispositifs permettant l’information et la participation de publics éloignés de la participation. |
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Le débat public n’est donc ni un référendum ni un sondage d’opinion, il doit permettre l’expression de points de vue argumentés par la plus grande diversité de participant.e.s. Quelques semaines avant le début du débat public, et après avis de la CNDP, le “dossier du maître d'ouvrage” est publié sur le site du débat : il constitue le principal élément d’information concernant le projet.
A l’issue du débat public, l’équipe du débat publie un compte rendu dans les deux mois. Les porteurs du projet (le CERN et RTE) ont ensuite trois mois pour publier une réponse, dans laquelle ils devront expliquer ce qu'ils retiennent ou non des contributions du public, et pourquoi. Nous vous attendons donc, nombreux et nombreuses, pour participer à ce prochain débat public ! |
Le mot de l'équipe en charge de la concertation à venir côté suisse |
La responsabilité de la concertation publique en Suisse incombe au CERN, dans le respect des conventions internationales et du droit fédéral, avec un rôle d’encadrement et une vigilance des autorités compétentes.
Cette différence structurelle crée une exigence particulière : en l’absence d’une autorité tierce, l’indépendance, la neutralité et la sincérité de la concertation doivent être garanties par un dispositif explicite, lisible et opérationnel.
Cette concertation reposera donc sur des piliers complémentaires, formant une architecture innovante, avec le suivi des autorités compétentes et garantie par un binôme d’experts, garants de l’indépendance du dispositif. Cette concertation est conçue et mise en œuvre par le mandataire retenu à l’issue d’un appel d’offres, un consortium réunissant les entreprises Opinions Publiques, État d’Esprit et Episode(s), chargé d’élaborer la stratégie, d’en assurer le déploiement et d’en garantir la robustesse méthodologique.
Articulé avec l’action du mandataire et sous la responsabilité du CERN, cette architecture constitue un cadre structuré, exigeant et transparent, destinée à garantir la qualité, l’impartialité et la sincérité de la concertation publique, pour une durée de quatre mois.
Nous espérons vous voir nombreuses et nombreux participer à cet exercice d’information et de participation démocratique innovant qui débutera pour le public suisse le lundi 18 mai ! |
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Sur quoi va-t-on échanger ? Un premier support d'information est à disposition |
Le CERN a produit une synthèse du dossier qui a été élaboré pour la saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) pour la partie française, et pour les acteurs de la participation du public en Suisse : ce document est notamment disponible sur le site de l’étude de faisabilité du FCC, également sur le site de la CNDP, et le sera prochainement sur le site de la concertation suisse.
Cette synthèse comporte 8 pages avec le sommaire suivant :
- Contexte et porteur de projet
- Calendrier
- Objectifs scientifiques et phases du FCC
- Localisation et caractéristiques du tracé retenu
- Principales caractéristiques du projet
- Raccordement électrique
- Retombées socio-économiques
- Les matériaux excavés et leur valorisation
- Les estimations de coût et le financement
- Participation du public et concertation
Ces éléments permettent de fournir des premiers éléments au public dans l’attente de la production d’un dossier plus complet, que nous élaborons en lien avec la CNDP et la préfecture de région en France, ainsi qu’avec les organisateurs de la concertation suisse, la Confédération et le Canton de Genève. Ce futur dossier fera lui aussi l’objet d’une synthèse pour les personnes désireuses d’aller à l’essentiel. |
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Le présent projet a bénéficié d’un financement au titre du programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation « Horizon 2020 » dans le cadre de la convention de subvention n° 9517545. |
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